Rentrer les plantes pour l'hiver : mon processus

Rentrer les plantes pour l’hiver : mon processus

Bonjour à tous ! Je vous l’ai indiqué la semaine dernière, je suis en pleine effervescence depuis quelques semaines parce qu’il faut rentrer les plantes pour l’hiver ! J’ai déjà commencé il y a un moment puis je me suis souvenue que je vous avais promis un article là-dessus lorsque je vous avais conseillé de sortir vos plantes pour la belle saison. Du coup, je vais développer ici mon processus pour les rentrer et vous expliquer pourquoi ça prend du temps.

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Quand rentrer les plantes l’hiver ?

Principalement, les plantes qui ont passé l’été dehors sont :

  • les plantes grasses évidemment,
  • Les bégonias,
  • Toutes les misères,
  • Les caladiums,
  • Une bonne partie des hoyas,
  • Les gros monsteras,
  • Quelques sansevierias,
  • les impatiens,
  • Les gros philodendrons.

 

Plantes sur la table basse

Dès que les températures passent sous 10° la nuit, il faut commencer à se poser la question. En effet, toutes les plantes n’ont pas la même tolérance aux températures fraîches. Les premiers à être rentrés, depuis déjà plusieurs semaines, ce sont les caladiums.

Caladiums rentrés au chaud

Ils n’ont absolument aucune tolérance au froid. Dès lors que les températures baissent, même sporadiquement sous 10°, ils se dégradent. Alors que si on les rentre, on peut les admirer encore de longues semaines avant de les mettre au repos pour l’hiver (et faire la place pour d’autres plantes à hiverner huh huh).

Caladium rose

Ensuite, je rentre les bégonias de petit format, principalement les botaniques de régions tropicales et/ou les petits rex qui se dégradent pour un oui pour un non.

Bégonia Fedor

Et simultanément, les philodendrons aux feuilles fines (verrucosum par exemple).

Philodendron verrucosum

L’essentiel de mes autres plantes supporte très bien des températures plus fraîches. La plupart des plantes grasses, les hoyas, philodendrons aux feuilles épaisses et monsteras supportent jusqu’à 0, voire -2 pour les big monsteras, surtout que la baisse a été progressive.

Rentrer les plantes grand format

Ce n’est un secret pour personne, j’ai beaucoup de plantes, y compris des trucs très très gros. C’est notamment le cas de ce monstera, qui a passé l’hiver dernier dans le bureau, sur la bibliothèque.

Monstera deliciosa

Il faut se rendre compte que sa dernière feuille mesure 50cm de long pour 45 cm d’envergure. C’est une belle bête. On va commencer par l’emmener vers un tuyau d’arrosage !

Déplacement du monstera

Puis on va le nettoyer ! A grande eau, avec un jet assez puissant. L’idée ici est d’évacuer les araignées et cloportes dont je préfère largement qu’ils restent au jardin ! Ca permet aussi d’arroser profondément la plante, parce que j’aime autant vous dire que l’arrosage suivant, ce n’est pas pour tout de suite !

Nettoyage du monstera

On nettoie aussi le pot et la sous-tasse, évidemment.Nettoyage du pot et de la soucoupe du monstera

On inspecte pour vérifier qu’il n’y a pas de parasites type pucerons ou, horreur d’entre les horreurs, thrips ! Mais avec les températures nocturnes, il n’y a plus grand chose d’autre que des araignées maintenant. On en profite aussi pour tirer les adventices qui ont trouvé super malin de s’installer dans le pot pendant que j’avais le dos tourné…

Retrait des adventices dans le pot du monstera

Et on laisse sécher tout ça au soleil ! Le soleil d’octobre ne présente pas beaucoup de risque pour le feuillage des plantes tropicales, surtout les monsteras qui peuvent supporter une exposition très ensoleillée. Et c’est tout ! Pas de traitement insecticide préventif. Il faudra juste surveiller tout au long de l’hiver et ne traiter qu’en cas de nécessité absolue.

Monstera dans le salon

Le voilà maintenant sur un tabouret dans le salon, à projeter des ombres fantomatiques sur le plafond lorsque la lampe est allumée !

Ombre du monstera

Processus pour les petites plantes

Pour les petites plantes plus fragiles, le processus est similaire mais on ne va pas utiliser le tuyau d’arrosage parce que c’est trop brutal.

Petits bégonias à rentrer

Je les emmène dans l’évier et je fais exactement la même chose que pour le monstera.

Préparation des plantes dans l'évier

Et là vous voyez ce qui se passe, sur la droite, quand on oublie dehors un bégonia rex avec des températures trop basses. Il est tout moche, alors qu’il était mignon comme tout. Il a chopé des champis qu’il va falloir traiter (j’utilise un mélange huile de neem + savoir noir : une cuillère à soupe de chaque dans un litre d’eau à pulvériser sur le feuillage).

Faut-il rempoter avant de rentrer les plantes pour l’hiver ?

On me demande souvent si je rempote mes plantes avant de les rentrer, au cas où il y ait des parasites. La réponse générale est non. Si la plante ne montre pas de signe visible de stress, je la rentre en l’état. Mais ci-dessous, voici deux situations dans lesquelles je rempote néanmoins.

Plantes à rempoter avant de les rentrer

L’hibiscus est envahi par un oxalis qui s’est incrusté dans son terreau riche et meuble.

Hibiscus envahi par un oxalis

Ce n’est pas très grave en soi mais ça occupe de la place et des ressources dans le pot. Ce n’est pas l’idéal alors je dépote et je retire l’oxalis. Il ne suffit pas de tirer, dans ce cas, parce que les racines sont déjà profondes et enroulées autour de celles de l’hibiscus.

Retrait de l'oxalis dans le pot de l'hibiscus

Puis je remets dans le même pot parce qu’il convient encore.

Oxalis retiré

Dans le cas de ce hoya polyneura, le problème est la taille microscopique du pot.

Hoya polyneura dans un tout petit pot

Au printemps, c’était une toute petite plante de 4 feuilles et ça convenait. Maintenant, c’est une autre histoire ! Alors je lui mets un pot plus grand et un peu d’engrais, parce qu’il va continuer à pousser pendant l’hiver, pourvu qu’il dispose d’assez de lumière.

Hoya polyneura rempoté

Et voilà, plus qu’à les rentrer !

Plantes rempotées avant d'être rentrées

Perspectives

Comme chaque année, la maison est en train de se transformer en jungle pour l’hiver. J’espère que le réaménagement de la serre que nous sommes en train de faire permettra de délester un peu la maison mais c’est surtout la véranda qui changera tout. Evidemment, le projet a pris énormément de retard… entre l’autorisation d’urbanisme qui a traîné, des incompréhensions avec le maçon sur la marche à suivre et les délais de fabrication… si on l’a pour l’été prochain, ça tiendra du miracle je pense. Donc à mon avis, il va falloir envisager tout l’hiver en mode jungle, cette année encore !

Jungle dans le salon

Bon allez, j’y retourne, j’ai d’autres monsteras à rentrer ahah !

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